Migrants en Méditerranée : une réglementation italienne qui compliquent les opérations de sauvetage des ONG

Ces contraintes supplémentaires imposées aux navires humanitaires peuvent ralentir, voire entraver les opérations des bateaux, que ceux de SOS Méditerranée, venant en aide aux migrants.La directrice générale de SOS Méditerranée, Sophie Beau, explique que ces règles obligent notamment les bateaux à débarquer les personnes secourues dans des ports parfois très éloignés des zones d’intervention, comme Gênes ou Ravenne, dans le nord du pays. Une contrainte qui allonge les temps de navigation et mobilise davantage de ressources, au détriment des opérations de recherche et de sauvetage.Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de tensions entre les autorités italiennes et les ONG opérant en mer. Le gouvernement de Giorgia Meloni défend une politique migratoire plus restrictive, tandis que les organisations humanitaires dénoncent des obstacles qui se multiplient. Ces évolutions compliquent un travail déjà mené dans des conditions difficiles, sur l’une des routes migratoires les plus dangereuses au monde, selon la directrice de SOS Méditerranée.

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